Israël doit être arrêté!
Communiqué de presse
Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, le 10 mars 2026 – Depuis le 28 février dernier, Israël, avec le soutien militaire et politique de son allié étasunien, s’est lancé dans une guerre sans merci contre l’Iran, un des seuls pays de la région à soutenir activement la création d’un État palestinien.
Depuis le début de cette année, Israël prépare le terrain à une déportation massive de la population de Gaza pour faire place nette au projet pharaonien de Riviera de son allié Trump. Le gouvernement israélien a aussi mis en place toute une série de mesures législatives visant à rendre possible l’annexion pure et simple des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie.
Profitant du changement de régime en Syrie, le gouvernement israélien a aussi étendu son territoire illégalement occupé sur le plateau du Golan. Bref, tout faire pour empêcher la création d’un État palestinien. Tout cela témoigne de son mépris du droit international.
Maintenant, c’est au tour du Liban d’être dans le collimateur israélien. Israël veut agrandir la zone tampon à sa frontière nord et éliminer le Hezbollah au Liban en bombardant le sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth où vivent de nombreux Palestinien.nes en exil, souvent depuis 1948. Près de 400 mort.es, des blessé.es et des déplacements massifs de population civile, comme à Gaza. Ce qui est visé, ce n’est plus seulement le Grand Israël, mais Israël XXXL !
L’influence régionale de l’Iran avait déjà été fortement ébranlée par les frappes israélo-étasuniennes de juin 2025, par les attaques israéliennes contre le Hezbollah au Liban en 2024 et 2025 et par l’offensive israélienne contre le Hamas à Gaza depuis la guerre génocidaire qui a débuté sur ce territoire palestinien occupé en octobre 2023.
Le prétexte de cette guerre : empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique! Pourtant, la notion de guerre préventive contre un État souverain est contraire à la Charte des Nations-Unies, au droit international et au droit de la guerre. En outre, cela permet opportunément à Israël de maintenir son statut de seul détenteur de l’arme nucléaire dans la région. Et on a déjà goûté au mensonge des « armes de destruction massive » lors de l’offensive étasunienne contre l’Irak en 2003. Parfois, on a l’impression que l’histoire bafouille.
De plus, cela permettra au gouvernement Trump de contrôler indirectement la production de pétrole en Iran et de s’approprier illégalement les ressources d’un autre pays, comme il l’a fait précédemment au Venezuela, dans la relative indifférence de la communauté internationale.
Cette guerre a déjà été trop coûteuse pour la population civile iranienne (1 200 mort.es, 10 000 blessé.es). Rappelons qu’elle a presque commencé avec le bombardement d’une école de filles, présenté cyniquement comme un « dommage collatéral ». Parmi les cibles « militaires » d’Israël, des hôpitaux, d’autres écoles, des stades de sport ou des dépôts de pétrole! L’offensive israélo-étasunienne doit cesser immédiatement.
Le soutien accordé par le premier ministre Carney à cette offensive israélo-étasunienne est honteux non seulement parce qu’elle contrevient au droit international auquel le Canada se dit attaché mais parce qu’il accentue le tournant militariste du gouvernement canadien qui n’exclut pas de participer à cette opération. Son refus de s’en expliquer lors du débat au Parlement d’Ottawa doit nous inquiéter.
Citations
« Nous devons nous opposer à cette nouvelle guerre d’expansion d’Israël, de même qu’à la reprise des guerres impériales des États-Unis pour le contrôle du pétrole. Le Canada ne doit pas en être complice. » Diane Lamoureux, porte-parole, Coalition du Québec URGENCE Palestine
« La complicité du Canada dans les crimes d’Israël et des États-Unis en Palestine et au Moyen-Orient est scandaleuse. La supposée résistance du premier ministre Carney à l’intimidation de Trump ne concerne que l’accès des grandes entreprises canadiennes au marché des États-Unis. Tout le reste – droit international, autodétermination et droits des peuples – est sans importance. » Raymond Legault, porte-parole, Coalition du Québec URGENCE Palestine.




